Impôts
sur
les
revenus
(I.R):
CARACTERISTIQUES
DE
L’IMPOT
I
- IMPOTS
DIRECTS
1°/-
Impôt
sur le
revenu
(I.R)
DEDUCTIONS
ET
EXONERATIONS
I
-
IMPOTS
DIRECTS
1°/-
Impôt
sur
le
revenu
(I.R)
1°)
CHAMP
D’APPLICATION
I’IR
s’applique
aux revenus
et profits
des personnes
physiques
et des
personnes
morales
n’ayant
pas opté pour
l’IS.
Les revenus
concernés
sont
:
les
revenus salariaux
;
les
revenus professionnels
;
les
revenus et
profits fonciers
;
les
revenus et
profits de
capitaux mobiliers
;
les
revenus agricoles()
*
A-
REVENUS
SALARIAUX
:
Définitions :
Sont
considérés
comme
revenus
salariaux
:
les
traitements
;
les
salaires ;
les
indemnités
et émoluments
;
les
pensions ;
les
rentes viagères.
Sont également
assimilés à des
revenus
salariaux,
les avantages
en argent
ou en
nature
accordés
en sus
des revenus
précités.
I
-
REVENUS
SALARIAUX
Principales
exonérations
Il s’agit
notamment
:
des
allocations
familiales
et d’assistance à la
famille ;
des
indemnités
destinées à couvrir
des frais de
fonction lorsqu’elles
sont justifiées
;
des
pensions alimentaires
;
de
la part patronale
des cotisations
de retraite
et de sécurité sociale
;
des
indemnités
journalières
de maladie,
d’accident
et de maternité et
des allocations
décès
;
des
indemnités
de licenciement,
de départ
volontaire
et de toutes
autres indemnités
pour dommages
et intérêts
accordées
par les tribunaux
ou résultant
d’une
procédure
de conciliation.
Ces indemnités
sont exonérées
dans la limite
fixée
par la législation
et la réglementation
en vigueur
;
des
pensions d’invalidité servies
aux militaires
et leurs ayants
cause ;
des
retraites complémentaires
telles que
prévues
par la loi
;
des
prestations
servies au
titre des contrats
d’assurance
sur la vie
et des contrats
de capitalisation
dont la durée
est au moins égale à 10
ans ;
des
bourses d’études
;
des
indemnités
de stage mensuelles
plafonnées à 6
000 DH, versées
par les entreprises
privées
aux stagiaires
lauréats
de l’enseignement
supérieur
ou de la formation
professionnelle,
et ce jusqu’en
2010.
Principales
déductions
Le salaire
net imposable
s’obtient
après
déduction
des principaux éléments
suivants
:
a- 17
% : pour
l’ensemble
des catégories
professionnelles, à l’exclusion
de certaines
professions
(journalistes,
ouvriers
mineurs,
personnel
naviguant
de la
marine
marchande
et de
la pêche
maritime
etc.)
pour
lesquelles
la loi
prévoit
des taux
spécifiques.
Cette
déduction
ne doit,
toutefois,
pas excéder
24.000
DH ;
b- les
retenues
supportées
pour
la constitution
de pensions
ou de
retraites
;
c- les
cotisations
aux organismes
de prévoyance
sociale,
ainsi
que les
cotisations
salariales
de sécurité sociale
;
d- la
part
salariale
de primes
d’assurance-groupe
;
e- le
remboursement
en principal
et intérêts
des prêts
contractés
pour
l’acquisition
d’un
logement
social
;
Abattement
forfaitaire
pour
les
pensions,
rentes
viagères
et
cachets
octroyés
aux
artistes
;
Les pensions,
rentes
viagères
et les
cachets
octroyés
aux artistes
bénéficient
d’un
abattement
de 40
%.
Réduction
de
l’impôt
au
titre
des
pensions
de
retraite
de
source étrangère
Les contribuables
ayant
au Maroc
leur
résidence
habituelle
et titulaires
de pensions
de retraite
de sourceétrangère,
bénéficient
d’une
réduction égale à 80
% du
montant
de l’impôt
dû au
titre
de leur
pension
et correspondant
aux sommes
transférées
au Maroc à titre
définitif,
en dirhams
non convertibles.
(*)
: Les
revenus
agricoles
sont
exonérés
de l’IR
jusqu’au
31/12/2010
(L.F.
2001).
I.R.
(Suite)
B-
REVENUS
PROFESSIONNELS
▪ Définitions
:
Sont
considérés
comme
revenus
professionnels
:
1-les
bénéfices
réalisés
par les
personnes
physiques
et les
sociétés
de personnes
provenant
de l’exercice
:
a- d’une
profession
commerciale,
industrielle
ou artisanale
;
b- d’une
profession
de promoteur
immobilier,
de lotisseur
de terrains
ou de
marchand
de biens
;
c- d’une
profession
libérale
ou de
toute
profession
autre
que celles énumérées
au (a)
et (b).
2- les
revenus
ayant
un caractère
répétitif
;
3- les
produits
bruts énumérés à l’article
15 du
Code
Général
des Impôts
(CGI),
perçus
par des
personnes
physiques
ou
morales
non résidentes
(intérêts
de prêts
et autres
placements à revenu
fixe,
redevances,
rémunérations
pour
assistance
technique,
rémunérations
pour
la fourniture
d’informations
techniques,
scientifiques
et pour
travaux
d’études,
commissions
et
honoraires,
etc.).
▪ Détermination
du
revenu
net
professionnel
:
Les revenus
professionnels
sont
déterminés
d’après
le régime
du résultat
net réel
(RNR).
Toutefois,
les contribuables
exerçant
leur
activité à titre
individuel
ou dans
le cadre
d’une
société de
fait,
peuvent
opter
pour
le régime
du résultat
net simplifié (RNS)
ou celui
du bénéfice
forfaitaire,
sous
réserve
de remplir
les conditions
fixées
par la
loi (seuils
de chiffre
d’affaires).
Il
est à noter à cet égard
que certaines
professions
sont
exclues
du régime
du forfait.
II
- REVENUS
PROFESSIONNELS
Principales
exonérations
:
a) Exonération
totale
et permanente
pour
les entreprises
installées
dans
la zone
franche
du port
de Tanger
;
b) Exonération
totale
pour
les promoteurs
immobiliers
relevant
du régime
du résultat
net réel,
au titre
des revenus
afférents à la
réalisation
de logements à faible
valeur
immobilière
(superficie
couverte
entre
50 et
60 m2et
valeur
immobilière
n’excédant
pas 140.000
DH, TVA
comprise),
qui s’engagent à réaliser
un programme
de construction
intégré de
500 logements
en milieu
urbain
et/ou
100 logements
en milieu
rural,
dans
un délai
maximum
de 5
ans.
Cette
exonération
est applicable
aux conventions
conclues
entre
le 1er
janvier
2008
et le
31 décembre
2012
(L.F.
2008)
;
c) Exonération
totale
pendant
5 ans
pour
les entreprises
exerçant
une activité dans
les zones
franches,
suivie
d’une
réduction
d’impôt
de 80%
pour
les 20
années
consécutives
suivantes
;
d) Exonération
totale
pendant
5 ans
pour
les entreprises
exportatrices
de biens
ou de
services
et celles
qui vendent
des produits
finis à des
exportateurs
installés
dans
des plates-formes
d’exportation,
suivie
de l’imposition
au taux
réduit
de 20
% au-delà de
cette
période
;
e) Exonération
totale
pendant
5 ans
pour
les établissements
hôteliers,
pour
la partie
de la
base
imposable
correspondant à leur
CA réalisé en
devises
dûment
rapatriées
directement
par elles
ou pour
leur
compte
par des
agences
de voyage,
suivie
de l’imposition
au taux
réduit
de 20
% au-delà de
cette
période
;
f) Imposition
permanente
au taux
réduit
de 20
% pour
les entreprises
minières
exportatrices
et celles
qui vendent
leurs
produits à des
entreprises
qui les
exportent
après
leur
valorisation
;
g) Imposition
au taux
réduit
de 20
%, du
1er janvier
2008
au 31
décembre
2010,
pour
les entreprises
ayant
leur
domicile
fiscal
ou leur
siège
social
dans
la province
de Tanger
et y
exerçant
une activité principale, à
l’exclusion
des établissements
stables
et de
crédit,
Bank
Al Maghrib,
la CDG,
les sociétés
d’assurance
et de
réassurance,
les agences
et promoteurs
immobiliers
(1) ;
h) Imposition
au taux
réduit
de 20
%, du
1er janvier
2008
au 31
décembre
2010,
pour
les entreprises
implantées
dans
certaines
régions, à l’exclusion
des établissements
et sociétés
visées
au g
ci-dessus
(1) (2)
;
i) Imposition
au taux
réduit
de 20
% pendant
5 ans
et ce,
quel
que soit
le lieu
de l’implantation
au Maroc,
pour
les entreprises
artisanales
;
j) Imposition
au taux
réduit
de 20
% pendant
5 ans,
pour
les établissements
d’enseignement
privé et
de
formation
professionnelle.
(1)
: Entre
2011
et 2015,
ce taux
augmentera
de 2
points
par an.
Au-delà de
cette
période,
c’est
le régime
de droit
commun
qui s’applique
(barème
en vigueur).
(2) :
Il s’agit
des préfectures
et provinces
suivantes
: AL
Hoceima,
Berkane,
Boujdour,
Chefchaouen,
Es-smara,
Fahs-Bni-Makada,
Guelmim
, Jerada,
Laâyoune,
Larache,
Nador,
Oued-ed-dahab,
Oujda-angad,
Tanger-Assilah,
Tan-tan,
Taounate,
Taourirt,
Tata,
Taza,
Tétouan.
Minimum
d’imposition
:
L’IR
ne doit
pas être
inférieur à une
cotisation
minimale
(CM)
pour
les titulaires
de revenus
professionnels
soumis
au RNR
ou RNS.
La cotisation
minimale
n’est
pas due
pendant
les 3
premiers
exercices
comptables
qui suivent
le début
de l’activité professionnelle.
1°/-
Régime
du
RNR
:
L’exercice
comptable
des contribuables
dont
le revenu
professionnel
est déterminé d’après
le RNR
doit être
clôturé au
31 décembre
de chaque
année.
Le RNR
de chaque
exercice
comptable
est déterminé d’après
l’excédent
des produits,
sur les
charges
engagées
ou supportées.
Aux produits
s’ajoutent
les stocks
et travaux
en cours
existant à la
date
de clôture
des comptes.
Corrélativement,
s’ajoutent
aux charges
les stocks
et travaux
en cours à l’ouverture
des comptes.
Les stocks
sont évalués
au prix
de revient
ou au
cours
du jour
si ce
dernier
lui est
inférieur
et les
travaux
en cours
sont évalués
au prix
de revient.
Le déficit
d’un
exercice
peut être
reporté jusqu’au
4ème
exercice
suivant, à l’exception
de la
fraction
du déficit
correspondant à des
amortissements
d’éléments
de l’actif
qui peut être
reportée
indéfiniment.
2°/-
Régime
du
R.N.S.
:
Le RNS
est applicable
sur option.
Le résultat
net simplifié est
déterminé de
la même
façon
que le
RNR, à l’exclusion
des provisions
qui ne
peuvent être
constituées.
Par ailleurs,
le résultat
déficitaire
d’un
exercice
ne peut être
reporté sur
les exercices
qui suivent.
Les
taux
de
la
cotisation
minimale
sont
de
:
• 0,25
% pour la vente
des produits
suivants :
huile, sucre,
beurre, farine,
gaz et produits
pétroliers
;
• 6 %
pour certaines
professions
libérales
(avocats, notaires,
architectes,
ingénieurs,
vétérinaires,
topographes,
etc.) ;
• 0,5
% pour les
autres activités.
3°/-
Régime
du
bénéfice
forfaitaire
:
Le régime
forfaitaire
est applicable
sur option.
Il est
déterminé par
application
au CA
de chaque
année
civile,
d’un
coefficient
fixé pour
chaque
profession.
Le bénéfice
annuel
des contribuables
ayant
opté pour
le bénéfice
forfaitaire,
ne peut être
inférieur à un
bénéfice
minimum
(B.M)
déterminé par
application à la
valeur
locative
(VL)
annuelle,
normale
et actuelle
de chaque établissement
du contribuable
d’un
coefficient
fixé entre
0.5 et
10, compte
tenu
de l’importance
de l’activité exercée.
C-
REVENUS
ET
PROFITS
FONCIERS
:
1°/
-
REVENUS
FONCIERS
▪ Définitions
:
Sont
considérés
comme
revenus
fonciers,
lorsqu’ils
n’entrent
pas dans
la catégorie
des revenus
professionnels
:
1- les
revenus
provenant
de la
location
:
a- d’immeubles
bâtis
et non
bâtis
et des
constructions
de toute
nature
;
b- de
propriétés
agricoles,
y compris
les constructions
et le
matériel
fixe
et mobile
y attachés.
2- sous
réserve
des exclusions
prévues
par la
loi,
la valeur
locative
des immeubles
et constructions
que les
propriétaires
mettent
gratuitement à la
disposition
de tiers.
3- les
indemnités
d’éviction
versées
aux occupants
des biens
immeubles
par les
propriétaires
desdits
biens.
Détermination
du
revenu
foncier
net
imposable
:
Le revenu
net imposable
des immeubles
visés
au 1(a)
ci-dessus,
est obtenu
en appliquant
un abattement
de 40
% sur
le montant
du revenu
foncier
brut.
III-
REVENUS
ET
PROFITS
FONCIERS
1°/
-
REVENUS
FONCIERS
Exclusion
du
champ
d’application :
Est exclue
du champ
d’application
de l’impôt,
la valeur
locative
des immeubles
que les
propriétaires
mettent
gratuitement à la
disposition,
notamment
:
• de leurs
ascendants
et descendants,
lorsque ces
immeubles sont
affectés à l’habitation
des intéressés
;
• des
administrations
de l’Etat
et des collectivités
locales, des
hôpitaux
publics ;
• des
associations
reconnues d’utilité publique.
Exonérations
temporaires
:
Les revenus
provenant
de la
location
des constructions
nouvelles
et additions
de construction,
sont
exemptés
de
l’impôt
pendant
les 3
années
qui suivent
celle
de l’achèvement
desdites
constructions.
2°/-
PROFITS
FONCIERS
:
Définitions :
Sont
considérés
comme
profits
fonciers,
les profits
constatés
ou réalisés à l’occasion
notamment
:
de
la vente d’immeubles
ou de droits
réels
immobiliers
;
de
l’apport
en société d’immeubles
ou de droits
réels
immobiliers
;
de
la cession, à titre
onéreux,
ou de l’apport
en société d’actions
ou de parts
sociales nominatives
émises
par les sociétés à objet
immobilier,
réputées
fiscalement
transparentes
;
de
la cession, à titre
onéreux,
ou de l’apport
en société d’actions
ou de parts
sociales des
sociétés
à prépondérance
immobilière
;
de
la cession à titre
gratuit (donations).
Détermination
du profit foncier
taxable :
Le profit
foncier
taxable
est égal à la
différence
entre
:
d’une
part, le prix
de cession
diminué,
le caséchéant,
des frais de
cession ;
d’autre
part, le prix
d’acquisition
augmenté des
frais y afférents
(y compris
l’indemnité d’éviction
dûment
justifiée),
des dépenses
d'investissement
réalisés,
ainsi
que des
intérêts
payés
au titre
des
prêts
contractés
pour
l’acquisition
de l’immeuble
cédé,
le tout
réévalué par
application
de
coefficients
fixés
par arrêté ministériel
sur la
base
de l’indice
national
du coût
de la
vie.
2°/-
PROFITS
FONCIERS
Principales
exonérations
Exonérations
totales
le
profit réalisé sur
la cession
d’un
immeuble ou
par d’immeuble
occupé par
son propriétaire à titre
d’habitation
principale
depuis
au moins
8 années
au jour
de ladite
cession.
Toutefois,
une période
de 6
mois à compter
de la
date
de la
vacance
du logement
est accordée
au contribuable
pour
la réalisation
de l’opération
de cession;
le
profit réalisé par
les personnes
physiques à l’occasion
de la cession
d’un
logement occupé à titre
d’habitation
principale
depuis
au moins
4 ans
au jour
de la
cession,
dont
la superficie
couverte
et le
prix
de cession
n’excédent
pas
respectivement
100 m² et
200 000
DH ;
le
profit réalisé sur
une ou plusieurs
cessions par
les personnes
physiques qui
réalisent
dans l’année
civile, une
valeur
totale
ne dépassant
pas 60
000 DH
;
le
profit réalisé sur
la cession
de droits indivis
d'immeubles
agricoles situés à l'extérieur
des périmètres
urbains
entre
co-héritiers
;
les
cessions à titre
gratuit effectuées
entre ascendants
et descendants,
entre époux
et entre frères
et soeurs.
Taux
applicables
aux
profits
fonciers
:
Le taux
est fixé à 20
%.
Toutefois,
le montant
de l’impôt
ne peut être
inférieur à 3
% du
prix
de cession
et ce,
même
en l’absence
de profit.
Ce
taux
est libératoire
de l’IR.
D
- REVENUS ET PROFITS DE CAPITAUX
MOBILIERS :
1°/
- Revenus de capitaux
mobiliers :
▪ Définitions
:
Sont
notamment
considérés
comme
revenus
de capitaux
mobiliers
:
les
produits des
actions ou
parts sociales
et revenus
assimilés
distribués
par les sociétés
soumises à l’IS
;
les
produits distribués
en tant que
dividendes
par les établissements
de sociétés
non résidentes,
les OPCVM,
les OPCR ;
les
produits de
placements à revenu
fixe versés
ou inscrits
en compte des
personnes physiques
ou morales
qui n’ont
pas opté pour
l’IS
et ayant au
Maroc leur
résidence
habituelle,
leur domicile
fiscal ou leur
siège
social.
▪ Détermination
du revenu net imposable
:
Le
revenu net imposable
est déterminé en
déduisant
du montant
brut
des revenus
précités,
les agios
et les
frais
d’encaissement,
de tenue
de compte
ou de
garde.
2°/
- Profits de capitaux
mobiliers :
▪ Définitions
:
Sont
considérés
comme
profits
de capitaux
mobiliers,
les profits
nets
annuels
réalisés
par les
personnes
physiques
sur les
cessions
de valeurs
mobilières
et autres
titres
de capital
et de
créance émis
par les
personnes
morales
de droit
public
ou privé,
les OPCVM,
les FPCT
et les
OPCR, à l’exception
:
des
sociétés à prépondérance
immobilière
;
des
sociétés
immobilières
transparentes.
▪ Détermination
du profit mobilier
:
Le
profit net de
cession
est calculé par
référence
aux cessions
effectuées
sur chaque
valeur
ou titre.
Il est
constitué par
la différence
entre
:
le
prix de cession
diminué,
le cas échéant,
des frais supportés
par le cédantà l’occasion
de cette cession,
notamment les
frais de courtage
et de commission
;
le
prix d’acquisition
majoré,
le cas échéant,
des frais supportés à l’occasion
de toute acquisition,
notamment les
frais de courtage
et de commission.
IV-
PROFITS MOBILIERS EXONERES
:
Sont
exonérés
de l’IR
:
le
profit ou la
fraction de
profit sur
cessions de
valeurs mobilières
et autres titres
de capital
et de créance
correspondant
au montant
des cessions
réalisées
au cours d’une
année
civile, n’excédant
pas le seuil
de
24.000
DH ;
les
dividendes
distribués
par les sociétés
installées
dans les zones
franches d’exportation, à des
non résidents
;
les
intérêts
perçus
par les personnes
physiques titulaires
de comptes
d’épargne
auprès
de la Caisse
d’épargne
nationale
;
la
donation de
valeurs mobilières
et autres titres
de capital
ou de créance
effectuée
entre ascendants
et descendants,
et entre époux,
frères
et soeurs.
Taux
applicables aux revenus mobiliers
:
La retenue à la
source
est de
:
▪ 10
% pour les
produits des
actions, parts
sociales et
revenus assimilés.
Cette retenue
est libératoire
de l’IR.
▪ 20%
applicable
aux produits
de placements à revenu
fixe servis à des
personnes soumises à l’IR
d’après
le RNR ou le
RNS. Cette
retenue est
imputable sur
le montant
de l’IR,
avec droit à restitution.
30
% pour :
- les
produits
de placements à revenu
fixe
versés
aux personnes
physiques, à l’exclusion
de celles
qui sont
assujetties à l’IR
selon
le RNR
ou le
RNS ;
- les
revenus
bruts
de capitaux
mobiliers
de source étrangère.
Cette
retenue
est libératoire
de l’IR.
Taux
applicables
aux profits
mobiliers
:
15% :
- pour
les profits
nets
résultant
des cessions
d’actions
et autres
titres
de capital.
20%
pour :
- les
profits
nets
résultant
des cessions
d’obligations
et autres
titres
de créance,
ainsi
que d’actions
ou parts
d’OPCVM
;
- les
profits
nets
résultant
des cessions
de valeurs
mobilières émises
par les
OPCR
et FPCT
;
- les
profits
bruts
de capitaux
mobiliers
de source étrangère. Ces
taux
sont
libératoires
de l’IR.
2°)
DETERMINATION DU REVENU GLOBAL
Le
revenu global
imposable est
constitué par
la somme des
revenus nets
des différentes
catégories
citées
ci-dessus.
L’IR
est un impôt
déclaratif.
3°)
DETERMINATION DU REVENU GLOBAL
DES PERSONNES PHYSIQUES MEMBRES
DE GROUPEMENTS
Le résultat
bénéficiaire
réalisé par
les sociétés
en nom
collectif,
en commandite
simple
et de
fait,
ne comprenant
que des
personnes
physiques,
est considéré comme
un revenu
professionnel
du principal
associé et
imposé en
son nom.
En cas
de déficit,
celui-ci
est imputable
sur les
autres
revenus
professionnels
de l’associé principal.
La LF
pour
2006
a étendu
le procédé de
déclaration
et de
paiement
par voie électronique
aux contribuables
soumis à l’IR.
Ainsi,
les déclarations
et versements
de l’IR
se feront
auprès
de l’administration
fiscale.
• DEDUCTIONS
SUR LE REVENU GLOBAL :
Sont
déductibles
du revenu
global
imposable
:
a- le
montant
des dons
en argent
ou en
nature
accordés
aux associations
reconnues
d’utilité publique
ainsi
qu’à d’autres établissements énumérés
par l’article
28 du
CGI ;
b- dans
la limite
de 10
% du
revenu
global
imposable,
le montant
des intérêts
afférents
aux prêts
accordés
aux
contribuables
par les
institutions
spécialisées
ou les établissements
dûment
autorisés à effectuer
ces
opérations,
par les
oeuvres
sociales
du secteur
public,
semi-public
ou privé ainsi
que les
entreprises
en vue
de
l’acquisition
ou de
la construction
de logements à usage
d’habitation
principale.
Cette
déduction
est également
accordée
pour
les intérêts
servis
au titre
des prêts
consentis
par les
oeuvres
sociales
des institutions
publiques,
semi-publiques
ou privées,
ainsi
que par
les entreprises
;
c- dans
la limite
de 6
% dudit
revenu
global
imposable,
les primes
ou cotisations
se rapportant
aux contrats
individuels
ou collectifs
d’assurance
retraite
d’une
durée égale
au moins à 10
ans souscrits
auprès
des sociétés
d’assurance
établies
au Maroc et
dont les prestations
sont servies
aux bénéficiaires à partir
de l’âge
de 50 ans révolus.
Cette
déduction
n’est
pas plafonnée
pour
les contribuables
disposant
uniquement
de revenus
salariaux.
REDUCTIONS
D’IMPOT
Déductions
pour
charge
de famille
:
La déduction
est de
180 DH
pour
le conjoint
et pour
les enfants à charge,
dans
la limite
de 1.080
DH.
Le barème
de calcul
de l’IR
est fixé comme
suit
:
Tranches
de revenu
(En DH)
Bareme
IGR
| Tranche
de revenus en Dhs |
Taux |
0
- 24 000 |
0% |
24
001 - 30 000 |
15% |
30
001 - 45 000 |
25% |
45
001 - 60 000 |
35% |
60
001 - 120 000 |
40% |
Au-delà de
120 000 |
42% |
Toutefois,
le taux de l’impôt
diffère
pour certains produits et rémunérations
dont principalement :
10
% pour les
produits bruts
visés à l’article
15 du CGI perçus
par les personnes
physiques ou
morales non
résidentes.
Ce taux est
libératoire
de l’IR.
17
% pour les
enseignants
vacataires.
Cette retenue
est libératoire
de l’IR
;
18%
pour les rémunérations
versées
au personnel
salarié des
banques et
sociétés
holding off
shore. Cette
retenue est
libératoire
de l’IR
;
30
% applicable
:
aux
rémunérations
et indemnités
occasionnelles
versées
aux personnes
ne faisant
pas partie
du personnel
permanent de
l’entreprise,
ainsi qu’aux
rémunérations
versées
aux voyageurs,
représentants
et placiers
de commerce
ou d’industrie
travaillant
pour le compte
d’un
ou plusieurs
employeurs établis
au Maroc.
Cette
retenue
n’est
pas libératoire
de l’IR
;
aux
honoraires
des médecins
non patentables
intervenant
dans les cliniques.
Ce taux est
libératoire
de l’IR
;
au
montant brut
des cachets
octroyés
aux artistes
exerçant à titre
individuel
ou constitués
en troupe.
Cette retenue
est libératoire
de l’IR.
2°/-
Impôt
sur les sociétés
(I.S.)
1°/
CHAMP D’APPLICATION
I’I.S.
s’applique
obligatoirement
aux revenus
et profits
des sociétés
de capitaux,
des établissements
publics
et autres
personnes
morales
qui réalisent
des opérations
lucratives,
et sur
option
aux sociétés
de personnes.
2°/
BASE IMPOSABLE
Le résultat
fiscal
imposable
est égal à l’excédent
des produits
d’exploitation,
profits
et gains
sur les
charges
d’exploitation,
modifié,
le cas échéant,
conformément à la
législation
fiscale
en vigueur.
Le déficit
d’un
exercice
peut être
reporté jusqu’au
4ème
exercice
suivant, à l’exception
de la
fraction
du déficit
correspondant à des
amortissements
d’éléments
de l’actif
qui peut être
reportée
indéfiniment.
3°/
PAIEMENT DE L’I.S.
Le paiement
de l’impôt
se fait
spontanément
par 4
acomptes
provisionnels
dont
chacun
est égal à 25
% du
montant
de l’impôt
dû au
titre
de l’exercice
précédent.
Lorsque
le montant
de l’I.S.
dû est
supérieur
aux acomptes
versés,
la régularisation
est effectuée
spontanément
par la société,
en même
temps que le
versement du
premier acompte échu.
En
cas d’excédent
d’impôt,
celui-ci est imputé d’office
sur le premier acompte provisionnel échu
et, le cas échéant,
sur les autres acomptes restants.
Le reliquat éventuel
est restitué d’office,
dans
le délai
d’un
mois à compter
de la
date
d’échéance
du dernier
acompte
provisionnel.
Les sociétés
sont
tenues
de verser
l’impôt
dû au
bureau
du receveur
de l’administration
fiscale.
Elles
peuvent également
acquitter
le montant
de l’IS
par télépaiement.
A-
PRINCIPALES EXONERATIONS
1- Exonérations
totales
et permanentes
:
Il s’agit
notamment
:
des
associations
et fondations à but
non lucratif
ainsi que les
organismes
assimilés énumérés
par la loi
;
des
coopératives
et leurs unions
légalement
constituées
dont les statuts,
le fonctionnement
et les opérations
sont reconnus
conformes à la
législation
et à la
réglementation
en vigueur
régissant
la catégorie à laquelle
elles appartiennent
, lorsque :
leurs
activités
se limitent à la
collecte de
matières
premières
auprès
des adhérents
et à leur
commercialisation
;
leur
chiffre d’affaires
annuel est
inférieur à cinq
millions (5.000.000)
de dirhams
hors TVA, si
elles exercent
une activité de
transformation
de matières
premières
collectées
auprès
de leurs adhérents
ou d’intrants à l'aide
d’équipements,
matériels
et autres
moyens
de production
similaires à ceux
utilisés
par les
entreprises
industrielles
soumises à l'impôt
sur les
sociétés
et de
commercialisation
des produits
qu’elles
ont transformés
;
des
sociétés
non résidentes
au titre des
plus-values
sur cessions
des valeurs
mobilières
cotées à la
Bourse des
Valeurs de
Casablanca
;
des
OPCVM, FPCT
et OPCR ;
de
l’université Al
Akhawayne d’Ifrane,
la Banque Islamique
de Développement,
la Banque Africaine
de Développement,
la Société Financière
Internationale
;
des
Agences pour
la promotion
et le développement économique
et social ;
des
sociétés
installées
dans la zone
franche du
port de Tanger
2-
Exonération
totale et temporaire pour :
les
sociétés
exploitant
des centres
de gestion
de comptabilité agréés
au titre de
leurs opérations
et ce, pendant
une période
de 4 ans suivant
la date de
leur agrément
;
les
titulaires
de toute concession
d’exploitation
de gisements
d’hydrocarbures
pendant une
période
de 10 ans dans
les conditions
prévues
par la législation.
3-
Exonération
totale pendant 5 ans et application
du taux réduit
de 17,5% audelà de
cette période
pour :
les
entreprises
exportatrices
de produits
ou de services
pour la partie
du chiffre
d’affaires à l’export
réalisé en
devises ;
les
entreprises, autres que celles
exerçant
dans le secteur minier, qui
vendent des produits finis à des
exportateurs installés
dans les plates-formes d’exportation
;
les établissements
hôteliers,
pour la partie
de la base
imposable correspondant à leur
chiffre d’affaires
réalisé en
devises dûment
rapatriées
directement
par eux ou
pour leur compte,
par des agences
de voyage.
4-
Exonération
totale pour les 5 premiers
exercices et imposition au
taux réduit
de 8,75 % pour les 20 exercices
suivants :
les
entreprises
qui exercent
leurs activités
dans les zones
franches d’exportations
;
l’agence
spéciale
Tanger Méditerranée,
ainsi que les
entreprises
intervenant
dans cette
zone et qui
s’installent
dans les zones
franches d’exportation.
5-
Imposition permanente au taux
réduit
de 17,5 % pour :
les
entreprises
minières
directement
exportatrices,
ainsi que celles
qui vendent
leurs produits à des
entreprises
exportatrices.
6-
Imposition au taux réduit
de 17,5 % pendant 5 ans pour
:
les
entreprises
artisanales
dont la production
est le résultat
d’un
travail essentiellement
manuel et ce,
quel que soit
le lieu d’implantation
de l’entreprise
;
les établissements
privés
d’enseignement
ou de formation
professionnelle
;
les
promoteurs
immobiliers
au titre des
revenus provenant
de la location
de cités,
campus et résidences
universitaires
réalisés
pendant une
période
maximale de
3 ans, d’une
capacité d’au
moins 250 chambres.
7-
Imposition temporaire, entre
le 1er janvier 2008 et le 31
décembre
2010,
au taux
réduit
de 17,5
% pour
:
les
entreprises
ayant leur
domicile fiscal
ou leur siège
social dans
la province
de Tanger et
y exerçant
une activité principale, à l’exclusion
des
établissements
et sociétés
visées
au g, p. 2.
les
entreprises
exerçant
une activité dans
l’une
des préfectures
ou provinces
précitées, à l’exclusion
des établissements
et sociétés
visées
au g, p. 2
(cf. note de
bas de page,
p.2).
Entre
le 1er janvier 2011 et le 31
décembre
2015, le taux de l’IS
sera majoré de
2,5
points
par an
pour
ces entreprises.
Au-delà de
2015,
c’est
le régime
de droit
commun
qui s’applique.
Il est à noter
que les
entreprises
exportatrices
installées
dans
les zones
précitées
bénéficient
du taux
réduit
de 8,75
% entre
le 1er
janvier
2008
et le
31 décembre
2010.
Au-delà de
cette
période,
c’est
le taux
de 17,5
% qui
s’applique.
1°/-
Taux normal
Le taux
de l’I.S.
est de
30 %.
Toutefois,
en ce
qui concerne
les établissements
de crédit,
BAM,
la CDG,
les sociétés
d’assurance
et de
réassurance,
et les
sociétés
de crédit-bail,
le taux
de l’IS
est fixé à 37
%.
2°/-
Taux spécifiques
les
sociétés étrangères
adjudicataires
de marchés
de travaux
de construction
ou de montage,
exerçant
une activité au
Maroc, sont
soumises à l’IS
au taux réduit
de 8 %, sur
option. Ce
taux est calculé sur
le CA hors
taxes. Il est
libératoire
de la retenue à la
source sur
les produits
bruts perçus
par les sociétés étrangères
et de l’impôt
retenu
à la
source au titre
des produits
des actions,
parts sociales
et revenus
assimilés
;
les
banques offshore
sont soumises,
durant les
15 premières
années
qui suivent
la date d’obtention
de
l’agrément,
sur option,
soit à l’IS
au taux
réduit
de 10
%, soit
au paiement
de la
contre
valeur
en DH
de 25.000
dollars
US par
an. Cette
dernière
option
est libératoire
de tous
autres
impôts
et taxes
frappant
les bénéfices
ou revenus
de ces
banques
;
les
sociétés
holding offshore sont soumises,
durant les 15 premières
années
qui suivent la date de leur
installation, à un
impôt
forfaitaire de 500 dollars
US par an, libératoire
de tous impôts
et taxes frappant les bénéfices
ou revenus de ces sociétés.
3°/-
Retenue à la
source au taux de :
10
%, libératoire
de l’I.S.,
pour :
les
produits bruts
visés à l’article
15 du C.G.I
perçus
par les sociétés étrangères,à l’exclusion
des intérêts
de prêts
octroyés
en devises
pour une durée ≥ à 10
ans, des intérêts
afférents
aux dépôts
en devises
ou en dirhams
convertibles,
des intérêts
des prêts
consentis à l’Etat
ou garantis
par lui, ainsi
que des intérêts
de prêts
octroyés
en
devises
par la
B.E.I.
dans
le cadre
de projets
approuvés
par le
gouvernement
;
les
produits des
actions ou
parts sociales
et revenus
assimilés.
20
% pour les
produits de
placementà revenu
fixe. Cette
retenue est
imputable sur
l’IS,
avec droit à restitution.
8
- Exonération
totale et temporaire en faveur
des promoteurs immobiliers
:
Les promoteurs
immobiliers
bénéficient
de l’exonération
totale
de l’IS,
au titre
des revenus
afférents à la
réalisation
de logements à faible
valeur
immobilière
(superficie
couverte
entre
50 et
60 m2
et valeur
immobilière
n’excédant
pas 140.000
DH, TVA
comprise),
portant
sur un
programme
de construction
intégrée
de 500
logements
en milieu
urbain
et/ou
100 logements
en milieu
rural,
dans
un délai
maximum
de 5
ans.
Cette
exonération
est applicable
aux conventions
conclues
entre
le 1er
janvier
2008
et le
31 décembre
2012.
(L.F.
2008)
9- Réduction
temporaire
prévue
pour
les sociétés
qui s’introduisent
en Bourse
Sociétés éligibles
:
Il s’agit
des sociétés
qui introduisent
leurs
titres à la
Bourse
des Valeurs
par ouverture
de leur
capital
et/ou
par la
cession
d’actions
existantes
ou par
augmentation
de capital.
Ces titres
doivent être
diffusés
dans
le public
de façon
concomitante à l’introduction
en Bourse
desdites
sociétés.
Sociétés
exclues
les établissements
de crédit,
y compris les
sociétés
de financement
;
les
entreprises
d’assurance,
de réassurance
et de capitalisation
;
les
sociétés
concessionnaires
de services
publics ;
les
sociétés
dont le capital
est détenu
totalement
ou partiellement
par l’Etat
ou une collectivité publique
ou par une
société dont
le capital
est détenu
à hauteur
d’au
moins 50 %
par une collectivité publique.
Réduction
de taux:
Les sociétés éligibles
bénéficient
d’une
réduction
du taux
de l’IS
modulée,
applicable
en 2007,
comme
suit
:
25%
pour les sociétés
qui introduisent
leurs titres
en Bourse par
ouverture de
leur capital
au public et
ce, par la
cession d’actions
existantes
;
50%
pour les sociétés
qui introduisent
leurs titres
en Bourse avec
une augmentation
d’au
moins 20% de
leur capital,
avec abandon
du droit
préférentiel
de souscription.
Date
d’effet
de la mesure
:
Les réductions
précitées
sont
prévues
pour
les sociétés
qui s’introduisent
en Bourse
entre
le 1er
janvier
2001
et le
31 décembre
2003.
La L.F
pour
2004
a
prorogé ce
délai
de 3
ans (jusqu’au
31/12/2006).
La L.F
pour
2007
a prorogé les
mêmes
avantages
jusqu’au
31/12/2009.
La durée
de la
réduction
est de
3 années
consécutives à compter
de l’exercice
qui suit
celui
de leur
inscription à la
cote
de la
Bourse
de Casablanca.